Et si on essayait de sauver notre peau (et celle des gibbons)?

15 janvier 2016

Je regarde rarement la télévision. Et encore plus rarement des émissions de France Télévision. Je ne sais pas pourquoi, ce doit être mon côté “théorie du complot” qui m’empêche de croire à la sincérité de bon nombre de leurs programmes. Et puis, cette semaine, j’ai entendu parler de cette émission, “Le Messager”, une nouvelle série de documentaires proposés par France 3. Le premier mettait en scène l’actrice Véronique Jannot  partie au pays des Gibbons, en Indonésie. Alors pourquoi ce titre, “Le Messager”? “Le Messager témoigne de coups de cœur pour ceux qui se battent tous les jours afin de sauver des espèces en danger et des milieux menacés.” dixit leur Page Facebook.

Et pour une fois, je n’ai pas regretté d’avoir allumé ma télé!

 

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Kalaweit, un combat incroyable

Véronique Jannot est donc partie à la rencontre de Chanee et de Kalaweit. Chanee (“Gibbon” en indonésien) est un français qui s’est donné pour mission de sauver les gibbons. Il avait à peine 18 ans, un âge où bon nombre d’entre nous étions plus occupés à programmer notre prochaine soirée qu’à penser à sauver des espèces en voie de disparition (non, le dahu sur la route, la nuit en rentrant de boite, ça ne compte pas). Le but premier de Chanee était de découvrir les gibbons dans leur environnement naturel. Ces singes qu’il avait découvert dans un zoo, quand il était gamin.

Mais c’est quoi, un gibbon?

Un gibbon, c’est ce singe incroyable qui se balance de branche en branche à l’aide de ses bras immenses, plus longs que ses jambes. Il est de la famille des grands singes, comme les bonobos, les orang-outans ou les chimpanzés. Le reportage m’apprend qu’il s’agit même de notre lointain cousin. Il passe sa vie dans les arbres et se nourrit de fruits. On ne le voit quasiment jamais au sol, d’ailleurs son système immunitaire n’est pas adapté aux bactéries présentes dans les sols. En somme, il y a de fortes chances pour que sans les arbres et la canopée, le gibbon meurt, tout simplement.

 

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Si rien n’est fait, les forêts auront disparu des principales îles indonésiennes d’ici 2030 et avec elles, leur faune et leur flore uniques.

l’Indonésie, ce sont 13000 îles riches d’une biodiversité incroyable. Le pays concentre 10% des forêts tropicales de la planète, et celles-ci abritent de nombreuses espèces endémiques en voie de disparition ou menacées d’extinctions. C’est le cas du gibbon.

Chaque minute, c’est l’équivalent de la surface de 6 terrains de football qui disparaissent en Indonésie, des suites d’une déforestation massive, mal contrôlée, sauvage et dont les buts sont divers: alimentation en bois exotique (teck, ébène), et bien sûr, plantation de palmiers à huile.

À ce jour, la canopée ne représente plus que 30% à Bornéo, une zone qui concentrait pourtant une faune et une flore d’une richesse incroyable.

 

 

Nous ne sommes pas allés à Bornéo durant notre voyage en Indonésie, en revanche, nous avons survolé les plantations de palmiers lorsque nous avons rejoint la Malaisie. On se rappelle tous les deux très bien de ce moment qui nous a laissés sans voix, à l’instar des autres passagers qui observaient ce triste spectacle depuis leur hublot. A la vue de ces milliers d’arbres parfaitement alignés, on comprend bien que ça n’est pas possible, rien ne peut vivre, là-dedans. Ce jour-là, nous avons compris ce que signifiait l’expression “détruire la forêt“.

 

Pourquoi la forêt est-elle détruite?

Principalement pour y planter des palmiers à huile ou exporter le bois (ce bois exotique, que l’on trouve vendu chez nous souvent très très cher). Des milliers d’hectares sont pillés chaque année, 2 millions exactement. En 50 ans, le pays a perdu 50% de ses forêts. Et si on ne fait rien, d’ici 2022, c’est 98% de la forêt qui aura été détruite. 2022, c’est demain!

Qu’est-ce qu’on peut y faire? Arrêter de consommer l’huile de palme? Oui, mais pas que.

Bien sûr, c’est un premier pas. Je ne reviendrai pas sur la nocivité ou non de l’huile de palme, les spécialistes eux-mêmes n’étant pas d’accord. Il y a néanmoins une explication plutôt complète dans cet article pour ceux que cela intéresse. Ce qui est sûr en revanche, c’est que l’on peut s’en passer. En entendiez-vous parler avant les années 2000? Non, parce qu’elle n’était que très peu utilisée. Et pourtant, on mangeait. Non?

Les principaux intérêts de l’huile de palme sont qu’elle est moins chère à produire et qu’elle se conserve mieux que les autres graisses animales ou végétales. Ce sont donc les industriels qui se frottent les mains, au grand dam des forêts tropicales et de leurs habitants.

Où trouve-t-on l’huile de palme? Ben… partout, et c’est bien là le problème. Enfin, on la trouve surtout dans les préparations industrielles, des trucs qui ne sont de toute façon pas très bons pour la santé: chips, pâte à tartiner, biscuit, mayonnaise, plats préparés etc! 

Deuxième secteur à utiliser l’huile de palme: la cosmétologie. Oui, il y a de l’huile de palme dans nos shampooing, nos gels douches et bien sûr, notre maquillage! Et là, je suis sûre que nous en avons tous dans notre salle de bain, moi la première.

Comme ils sont malins, les industriels ont voulu brouiller les pistes en inventant tout un tas de noms compliqués, qui la rendent difficile à débusquer. 

Pour faire simple, rappelez-vous qu’à partir du moment où il y a plus de 3 ingrédients dans un aliment, ça sent pas bien bon. Et demandez-vous si vous en avez vraiment besoin. Si oui, et bien allez-y. Si non, reposez le produit en question: Bravo ! vous venez peut-être de sauver un gibbon. 

 

Voici un petit mémo trouvé sur le site oolution.com, à conserver précieusement pour identifier les produits contenant de l’Huile de Palme:

Noms contenant le suffixe «CAPRYL» : Coco-Caprylate/Caprate / Caprylic capric triglycérides / Dicaprylyl Ether

Noms contenant le préfixe «LAURYL» : Lauryl Glucoside / Sodium Lauryl Sulfate

Noms contenant le préfixe «STEAR»: Glyceryl Distearate/Isostearyl Palmitate

Noms contenant le préfixe «MYR(IST-)»:  Myristyl Myristate/Isopropyl Myristate

Noms contenant le préfixe «CETEAR-»: Cetearyl Alcohol/ Cetearyl Olivate

Noms contenant le préfixe «PALM- »: Sodium Palmate / Palmitate d’Isopropyl

Noms contenant le préfixe «DODEC-»: Dodecanol / Octyldodecyl Myristate

 

(L’infographie éclairante de Oolution est à consulter sur ce site)

 

A NOUS DE MODIFIER NOS HABITUDES !

Vous vous dîtes que c’est pas un paquet de Dorritos de plus ou de moins qui va aggraver les choses? Rappelez-vous la question posée par le météorologue Edward Lorenz, lorsqu’il a expliqué sa théorie de “l’Effet Papillon”

“Le battement d’ailes d’un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas ?”

 

Et les industriels, dans cette histoire, on leur dit rien?

Un label a été créé (RSPO), et de grands groupes industriels se sont déjà engagés à acheter de l’huile certifiée par cette organisation. Bon, sur le papier c’est bien joli, mais en réalité ça n’arrête pas du tout le problème de la déforestation. C’est plutôt un genre d’enfumage à la COP21, voyez ? (Lire cet article si vous voulez en savoir plus sur le label RSPO)

Un changement des mentalités chez nous, une sensibilisation des populations sur place

Pas grave. Si eux ne veulent pas agir, c’est nous qui allons le faire. Après tout, si nous ne consommons pas leurs produits, ils n’auront plus à les produire!

Modifier nos habitudes, c’est bien. Mais il faut également oeuvrer sur place. Je pense que d’où nous sommes, nous n’avons pas une vue précise et exacte des choses qui se passent dans ces pays, c’est pourquoi je suis plutôt favorable à aider des associations qui y sont installées et qui peuvent agir localement, en comprenant tous les enjeux. Chanee, par exemple, ne dit pas d’une façon catégorique “il faut arrêter de détruire la forêt“, bien qu’il le pense. Mais il parle d’une façon plus modérée, d’adapter les cultures aux forêts tropicales, de faire en sorte que l’une et l’autre puisse vivre et cohabiter.

Voilà pourquoi j’ai décidé de relayer son combat sur ce blog, parce que voyager, ça n’est pas que raconter ensuite de belles histoires, c’est aussi relayer les choses moins belles que l’on voit sur la planète et sur lesquelles nous avons peut-être un moyen d’agir!

 

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Les missions de Kalaweit

Sauver les plantes, les espèces et les animaux, pour eux, bien sûr, mais aussi pour nous. Pour sauver notre propre peau! Je ne vais pas vous raconter la messe, vous savez aussi bien que moi que sans les éco-systèmes, la biodiversité, les arbres et compagnie, et bien, on n’est plus grand chose, nous, les humains!

Chanee, avec Kalaweit, s’occupe d’une part de sauver les gibbons captifs, détenus illégalement par des habitants. On voit d’ailleurs, dans l’émission, un petit gibbon dans un état lamentable, tenu en laisse à l’entrée d’un village. Il est là pour attirer la clientèle, car sa “maîtresse” possède un petit commerce. Elle n’a que faire du spectacle pitoyable qu’offre cette pauvre bestiole, jusqu’à ce que Chanee parvienne finalement à la convaincre de le laisser l’emmener pour le soigner.

Kalaweit a également pour mission de préserver la forêt, en achetant des hectares et en créant des zones protégées. L’association s’efforce enfin sensibiliser les populations et de les intégrer au processus de préservation. Car après tout, il s’agit bien de leur pays!

 

Bien sûr, il ne s’agit pas de la seule catastrophe écologique sur terre.

Nous sommes sans arrêt inondés de messages alarmistes prévoyant la fin d’une espèce, voire de notre propre espèce. Tant et si bien que l’on ne sait bien souvent plus où donner de la tête, ni par quel bout commencer, ou sur quelle cause s’attarder. Et qu’on finit même par s’en détacher, tant il devient difficile d’absorber toute cette misère du monde… Ce qui est sûr, c’est qu’aucun de nous, tout seul, n’arrivera à sauver la planète entière. Mais peut-être s’agit-il là d’une mission bien trop ambitieuse? Et puis, on ne nous en demande pas tant!

Et si tout ne peut pas être rose, peut-être pouvons-nous, chacun à notre façon, faire en sorte que les choses ne s’aggravent pas davantage?

SOYONS DES CONSOMM-ACTEURS !

 

 

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Pour en savoir plus sur Kalaweit et les possibilités d’aider l’Association de Chanee

→ Rendez-vous sur Kalaweit.org

Il est possible de faire un don financier, ou de parrainer l’un des nombreux gibbons recueillis par l’Association. J’aime beaucoup leur présentation qui permet de voir les bouilles de chacun d’entre eux et ainsi de “choisir” son filleul.

“Si Kalaweit atteint le chiffre de 3 500 Amis, alors l’association n’aura pas à craindre pour son avenir.”

Aujourd’hui, Kalaweit compte près de 1000 amis… Ils ont besoin de nous! De mon côté, j’ai choisi de faire un don régulier (le minimum est 5€), c’est ce qui aide le plus l’association et lui permet d’assurer sa pérennité. Les dons servent à soigner les animaux, les nourrir, à acheter des parcelles de forêts et à financer le fonctionnement de l’association (locaux, matériels, personnel etc).

On peut aussi choisir d’acheter symboliquement 100m2 de forêt, pour 11€50. Autant d’espace qui ne sera pas détruit et cela permettra à Chanee d’agrandir ses Réserves Naturelles et de protéger davantage d’animaux.

Et en plus, bonne nouvelle, Kalaweit est habilitée à établir des reçus fiscaux qui vous permettent de déduire les dons à hauteur de 66% de vos impôts nets à payer. Alors là, je ne vois pas ce qu’il faut de plus pour vous convaincre d’aider Chanee et son équipe à sauver davantage de ces adorables boules de poils !

 

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→ Le blog de Chanee permet d’avoir les dernières nouvelles concernant l’Association et ses actions.

 


 

Voir aussi, GREEN, un film perturbant, traumatisant car il nous met en face d’une réalité que l’on préfère souvent ignorer.

“Son nom est Green, une femelle orang-outan, seule dans un monde qui ne lui appartient plus. C’est un voyage bouleversant à travers les yeux et les sentiments de l’un des derniers grands singes de Bornéo. Un témoignage puissant, une œuvre rare qui modifie pour longtemps le regard que nous portons sur la Nature et notre société. Green est le résultat du travail et de la volonté d’un seul homme : Patrick Rouxel, parti pendant plusieurs mois sans financement, seul avec une caméra dans la jungle de Bornéo. Un documentaire exceptionnel récompensé par 22 prix décernées aux quatre coins du globe. Une chose est sûre : impossible d’oublier les yeux de Green…”

 

 

“VOYAGER, C’EST POSER SES YEUX SUR LE MONDE”

 


 

Et si on essayait de sauver notre peau (et celle des gibbons)? – Huile de Palme et dommages collatéraux est un article écrit dans le cadre de la Team EcoGreen.

La Team EcoGreen est un Collectif de blogueurs-voyageurs dont le but est de sensibiliser les lecteurs aux questions environnementales et aux possibilités que l’on a de réduire notre empreinte sur Terre. Nous ne sommes pas parfaits et tachons le plus possible de ne pas nous placer en donneurs de leçons! On suggère, c’est tout.

 

Cet article vous a profondément déprimé, vous êtes persuadé que tout est foutu, qu’il n’y a plus rien à faire? Et que surtout, tout seul, vous ne pourrez rien changer?

Rappelez-vous la question posée par le météorologue Edward Lorenz:

“Le battement d’ailes d’un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas ?”

Et oui, ça marche aussi dans ce sens-là…. Chaque geste, même infime, en faveur de la Planète, ça compte.

Merci de m’avoir lue !

 

 

11 Commentaires

  1. Commentaire par Nath'

    Nath' Répodnre 15 janvier 2016 at 22 h 40 min

    Hello,
    Ah à la lecture de ton article des images me reviennent en tête, celles de mon voyage à Bornéo où j’avais été stupéfaite de découvrir des forêts entières de palmiers à huile de palme en lieu et place de la forêt primitive… Une vision d’horreur pour moi que de voir cette triste réalité de l’habitat des orangs-outans réduit à une peau de chagrin… tout comme les forêts de bambou détruites en Chine d’ailleurs, conduisant à la disparition progressive du panda géant…
    Dur de se sentir impuissant. Mais oui, certaines associations font un travail formidable, parfois avec peu de moyens, surtout quand il s’agit de se battre contre des industries puissantes…

    • Commentaire par Nowmadz

      Nowmadz 16 janvier 2016 at 13 h 38 min

      J’ai trouvé ce type, Chanee, totalement incroyable. Ca vaut vraiment le coup de voir ce documentaire de France Télévision (peut-être en DVD?) et pourquoi pas, d’aider ces associations à poursuivre leur travail sur place…

  2. Commentaire par Jessica

    Jessica Répodnre 16 janvier 2016 at 10 h 21 min

    Vraiment bravo pour cet article. C’est vraiment déchirant d’autant qu’un nombre incalculable d’espèces est menacé par l’homme à travers le monde pour des raisons similaires. Le reportage Green est assez marquant… J’ai pu remarqué que malheureusement beaucoup de gens font l’autruche. Heureusement qu’il y a des associations qui font un travail incroyable, le plus souvent dans l’ombre…

    • Commentaire par Nowmadz

      Nowmadz 16 janvier 2016 at 13 h 40 min

      Il y a tellement de catastrophes et de causes “perdues” que bon nombre d’entre nous sommes en effet découragés! On se dit que les choses se font, qu’on le veuille ou non et qu’on n’y peut rien. Or je reste persuadée qu’en prenant les problèmes un par un, petit à petit, on arrivera à changer les choses et à faire en sorte que notre planète, des espèces animales et donc NOUS, ne soyons plus en danger. Merci pour ton passage et ton commentaire, Jessica :)

  3. Commentaire par Laura

    Laura Répodnre 17 janvier 2016 at 16 h 03 min

    Merci Lydia pour cet article qui interpelle et surtout valorise de belles initiatives. J’ai survolé bornéo et j’ai pu constaté l’ampleur du dégâts. Trouver des alternatives durable qui conjugue préservation de la nature et développement économique c’est possible mais il faut souvent voir les choses à long terme et en finir avec cette logique court termiste du profit immédiat. Super cette initiative ecogreen ça rejoint pas mal notre philosophie.
    Laura

    • Commentaire par Nowmadz

      Nowmadz 18 janvier 2016 at 10 h 17 min

      Merci Laura pour ton passage ici! Pour changer les choses, il faut que tout le monde s’y mette, qu’on relève tous nos manches. En changeant nos façons de consommer, en arrêtant de sur-consommer, ou de consommer des choses inutiles, on freinera cette sur-production de l’autre côté de la planète. On épuise nos ressources et d’un autre côté, on gaspille sans arrêt, c’est effarant! Et puis, il faut que sur place, les populations soient sensibilisées, qu’on leur apprenne l’importance de la forêt, des animaux et des éco-systèmes et c’est là qu’interviennent des associations comme celle de Kalaweit. Chanee m’a vraiment touchée car c’est un type dont l’on sent une envie “pure” de sauver les animaux et sauver la forêt. Combien sommes-nous à être aussi altruiste que ça? Chanee est comme les gibbons, une espère menacée d’extinction, à moins que l’on se réveille et que l’on reprenne le contrôle de notre consommation!

  4. Commentaire par Claire

    Claire Répodnre 17 janvier 2016 at 20 h 21 min

    Lydia, merci d’en parler ! J’espère que le sujet touchera de nouvelles personnes !
    Avant même d’imaginer poser le pied sur Bornéo je regardais Chanee avec admiration sur France 5, dans la mini série Good morning Kalimantan, montrant son quotidien, son travail d’éducation des locaux et l’aide qu’il leur apporte avec tout ce qui touche aux animaux sauvages de sa région, pas que les gibbons.
    Nous avons passé un mois dans la partie malaisienne de Bornéo, l’immensité des plantations est flagrante. Les seuls morceaux de jungle vierge restants regroupent une quantité énorme de vie sauvage contrainte à s’y réfugier… c’est terrible. C’était en septembre et le haze, cette brume terrible issue des feux sur Kalimantan et Sumatra, a commencer à couvrir le ciel. Ça a duré 2 mois, depuis le nord de la péninsule malaisienne, jusqu’à l’est de Bornéo en passant par Singapour, on était sous un ciel gris que les rayons du soleil ne perçaient pas, c’était terrifiant. Et les animaux ne sont pas les seules victimes, beaucoup d’enfants ont été intoxiqués par cette fumée de cendres, y compris le fils de Chanee.
    Si on ne peux pas directement aider sur place et que l’on se sent impuissant à l’autre bout de la planète, si il est impossible de ne plus consommer d’huile de palme, (elle est partout), on peut cependant la réduire considérablement ! Gettez bien l’ingrédient Huile Végétale lorsque vous faites les courses… Moins de demande = moins de production.
    Je tire mon chapeau à toutes ces associations qui viennent au secours des grands singes et autres victimes de l’huile de palme, ce sont eux les héros des temps modernes.
    #ecogreen #teamecogreen

    • Commentaire par Nowmadz

      Nowmadz 18 janvier 2016 at 10 h 11 min

      Merci pour ton témoignage, Claire. J’ai entendu parler de ces fumées issues des feux de forêts, c’est incroyable… l’Indonésie figure parmi les pays qui produisent le plus de CO2 à cause de ça, alors qu’avec son potentiel et ses forêts, ce devrait être le contraire! On arrive à des situations déchirantes et plus qu’ubuesques, incompréhensibles. J’aime beaucoup dans le film Green, la mise en parallèle de la désolation qui règne sur ces terres dévastées, avec ces animaux qui se meurent car ils n’ont plus d’habitat, et nous, occidentaux, qui nous gavons de produits industriels “tout fait” (et dégueulasses, en prime!), qui nous peinturlurons à coup de rouge à lèvre, et autre produits bourrés d’huile de palme. Il faut absolument que l’on prenne conscience que tout cela n’est pas sans impact sur la vie, sur la planète! Et même si je sais bien que la plupart des gens s’en foutent éperdument du gibbon ou de l’orang-outan, ils devraient en revanche APPRENDRE que sans tous ces animaux et ces éco systèmes, c’est notre espèce même qui est en danger, c’est nous, ou nos ENFANTS! Si ça, ça ne les alarme pas, je ne sais pas ce qui pourrait le faire…

  5. Commentaire par Dominique

    Dominique Répodnre 21 janvier 2016 at 1 h 09 min

    J’ai lu avec attention les articles qu’il y avaient. J’ai écouté et réécouté les doux cris des gibbons que ce soit la nuit comme le jour.
    Je savais déjà beaucoup de choses sur l’huile de palme et sur ses ravages. Je ne suis jamais sortis de France, mais par l’intermédiaire de site luttant contre cette “saloperie” je savais, mais je ne faisais RIEN.
    J’ai vu un article de Chanee qui demandait 11.50 € pour lui permettre d’avoir plus de terrain, ce que j’ai fait avec un énorme plaisir. Enfin j’ai fais quelque chose de ma vie.
    MAIS, car il y a un MAIS, j’ai regardé GREEN et la cela a été le coup de grâce. Des frissons dans le dos des larmes qui coulaient toutes seules.
    Ma haine contre ces personnes qui tapent sur le pléxi pour que ce pauvre animal bouge pour lui.
    Et la délivrance de GREEN qui doucement s’est laissée partir pour rejoindre (je l’espère) une monde beaucoup plus beau.

    • Commentaire par Nowmadz

      Nowmadz 21 janvier 2016 at 8 h 46 min

      Bonjour Dominique, merci pour votre témoignage. J’ai comme vous été terrassée par les images de Green. Elles sont simples et sans superflu, mais le montage brillant arrive parfaitement à nous mettre mal à l’aise face au comportement que nous avons vis à vis de l’espèce animale en général. Pendant longtemps on a cru les animaux dénués d’émotion, mais on se rend compte progressivement de cette grossière erreur. Les scènes du zoo sont affreuses et pareil, j’ai eu envie de taper ces visiteurs!

  6. Commentaire par Elorn

    Elorn Répodnre 14 mars 2016 at 15 h 53 min

    Merci pour cet article ! D’ailleurs, les gibbons ont une autre caractéristique. Comme les humains ils vivent en famille. Dès qu’un enfant gibbon trouve son ou sa compagne il quitte la famille pour en fonder une nouvelle. Ils restent ensuite fidèle à leur moitié toute leur vie… Sacrés gibbons!

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