Jeux Romains, Food et Street Art à Nîmes

27 mai 2017

L’année dernière on y était déjà, et on avait passé un moment tellement sympa qu’on a voulu y retourner cette année ! Bon, faut avouer que je ne refuse jamais une occasion de passer un peu de temps à Nîmes… Pour ceux qui ne le savent pas, j’ai vécu 10 ans à Nîmes avant de déménager à Lyon pour rejoindre ma tendre moitié….mais une partie de mon cœur est resté bien ancré à Nîmes !

Là où je rage un peu, c’est que durant ces 10 années passées là-bas, il n’y avait pas autant d’évènements organisés par la ville. Je me souviens des férias, du Festival et des Jeudis de Nîmes, mais aujourd’hui, c’est la fête toute l’année ! Entre les foires, les festivals, les marchés et les différentes animations, Nîmes est devenu une ville qui ne se repose… plus jamais !

Pour ce premier grand week-end de mai, nous avons été invités avec d’autres blogueurs par l’Office de Tourisme de Nîmes. Au programme : les Jeux Romains bien sûr, mais également la visite du chantier du Musée de la Romanité, et la (re) découverte des murs colorés du quartier Gambetta avec Le Spot. On vous emmène ? En route !

Samedi 29 avril : ça commence bien, nous ratons le premier rendez-vous avec les autres blogueurs. Ceux-ci s’étaient retrouvés au Napoléon, un bar où je traînais souvent mes guêtres, pour papoter entre copines, ou danser sur les tables durant la féria… Aujourd’hui, l’ambiance est toute autre, et ce bâtiment historique a retrouvé ses lettres de noblesse à la suite de nombreux travaux de rénovation…

À 17 h 30, nous devons retrouver le groupe devant la statue de Nimeño, sur le parvis des arènes. Bien sûr, nous arrivons en retard, car trop confiants, nous avons voulu trouver une place dans l’un des parkings de l’Écusson. (Note aux visiteurs, en période festive, c’est INUTILE d’essayer de rentrer dans l’Ecusson en voiture, rabattez-vous plutôt sur le parking Jean Jaurès, c’est ce qu’on a fini par faire). On salue la troupe et au passage, je remarque que la statue du matador a une nouvelle fois été vandalisée… J’ai un profond mépris pour ceux qui vandalisent les biens d’autrui, mais je crois que je méprise encore davantage tout ce qui touche à la corrida, alors finalement, je ne m’en émeut pas plus que ça…

On balbutie quelques excuses (non pas pour le vandalisme, on y est pour rien hé ! mais pour notre retard…) et on se dépêche d’entrer, puis de se visser un casque sur la tête pour visiter le chantier du musée de la Romanité… Une expérience originale et insolite! Bon, ça reste un chantier, ça n’a pas forcément l’air palpitant dit comme ça, mais j’ai tellement entendu parler de ce projet (qui a mis si looooooooongtemps à aboutir) que j’y ai prêté un intérêt certain. Mais rassurez-vous, la visite du Musée une fois terminé sera bien plus intéressante, et si vous passez par là, grimpez donc sur la terrasse d’où vous pourrez embrasser une vue incroyable sur l’ensemble de la ville.

Le Musée de la Romanité est un projet conçu par Elizabeth et Christian de Portzamparc dont le but est de faire connaitre et reconnaitre au monde la richesse et la singularité du patrimoine archéologique nîmois. Ce musée ouvert sur la ville offrira un accès direct à un jardin archéologique et présentera une collection d’objets antiques datant de l’époque Romaine jusqu’au Moyen-âge. Pour les gourmands, un restaurant gastronomique sera même installé en étage (on murmure le nom d’un certain… Michel Kayser !)

Rendez-vous en 2018 !

Après la visite, nous sommes tous partis en quête d’un troquet où étancher notre soif. Les troquets, ce n’est pas ce qui manque à Nîmes, la ville des terrasses. D’ailleurs, quand on va boire un coup, c’est obligatoirement en terrasse, à Nîmes. Les intérieurs comptent finalement assez peu, bien qu’ils cachent parfois quelques pépites, comme le Napoléon, mais également Courtois, le salon de thé où nous avons décidé d’installer nos pénates : la terrasse, située sur la Place du Marché, est on ne peut plus agréable, mais l’intérieur est à découvrir absolument ! 

Quelques endroits où boire un coup à Nîmes tout en se prélassant au soleil :

  • Courtois, sur la Place du Marché : grand choix de thé, de café et surtout, des pâtisseries magnifiques, tout est fait maison, c’est un vrai régal. Rien qu’un tour sur leur site est une véritable entorse au régime!
  • O Délice, sur la Place aux Herbes, un café sympa où l’on peut déjeuner sur le pouce entre midi et deux
  • Le Café Carré, sur la Place de la Maison Carré. Celui-ci est parfait pour l’apéro en soirée, c’est un bon endroit d’où profiter des concerts parfois donnés devant la Maison Carrée !
  • Sur une autre très belle place, la place d’Assas, il y a la Bodeguita, un bar à tapas à la terrasse très agréable également…

Des coins sympas, il y en a des tonnes ! J’aime aussi beaucoup les petits restaurants de la Place des Esclafidous, dont les terrasses qui se lovent sous les magnolias sont pour moi les plus jolies de la ville…

Après ce petit apéro, nous sommes partis manger à la Brasserie des Antonins avec la majorité du groupe, tandis qu’Arnaud, Vanessa et leurs deux enfants sont partis tester le Flan Coco, sur la Place du Grand Couvent. Le Flan Coco, je connais bien, j’ai travaillé en face pendant un bon moment, et puis j’y ai fait plusieurs soirées, entre copines, c’est un endroit tranquille où l’on mange plutôt bien. La Brasserie des Antonins, c’est un peu plus branchouille. Ambiance club, musique forte, table haute et un menu spécial pour cette soirée des Grands Jeux Romains. Mais nous ne sommes finalement pas restés jusqu’au repas, notre petit loup étant fatigué, nous nous sommes retranchés dans un autre resto plus calme où nous avons pu manger rapidement.

Le lendemain dimanche, Jour J pour le grand show. Rendez-vous était donné à midi aux Halles de Nîmes où nous allions pouvoir savourer quelques produits locaux offerts par les étaliers. Mais avant cela, nous nous sommes baladés dans la ville histoire de nous imprégner un peu de l’ambiance festive. Malheureusement, la météo n’était pas au beau fixe, un peu comme si les Dieux pressentaient qu’il se tramait une sacrée bagarre au sein de l’amphithéâtre.

Petit moment privilégié, nous avons pu visiter les coulisses et assister à la préparation des guerriers et autres figurants avant de rejoindre les Halles…

Ensuite, petit tour aux Halles de Nîmes pour déguster quelques spécialités nîmoises offertes par les étaliers

Les spécialités de Nîmes à gouter absolument:

  • La Picholine, une olive verte au croquant remarquable
  • La Brandade de Morue (mais attention, la vraie recette doit contenir les ingrédients suivants: morue salée, huile d’olive, ail, lait entier, jus de citron et assaisonnement)
  • La Tapenade, purée d’olive noire, que l’on consomme à l’apéritif, avec Picholines et Brandade !
  • Le Pâté Nîmois (pâte brisée et farce à base de veau et de porc) les meilleurs se trouvent au Porc Epique, au milieu de plein d’autres bonnes choses
  • Le Croquant Villaret, un biscuit sec, croquant, aux amandes. On les trouve aussi à la Maison Villaret, sur la Place de l’Horloge.
  • Les Costières de Nîmes, des vins francs et parfumés
  • Le Pélardon, pas tout à fait de Nimes, mais plutôt des Cévennes, pour moi le meilleur fromage de chèvre au monde
  • Et pour finir en beauté, la Fraise de Nîmes, la Gariguette, à la forme allongée, juteuse et pleine de soleil!

À 15 h, nous voilà installés dans les gradins, au premier plan, pour assister au spectacle. Cette année, c’est la Reine Celte qui était à l’honneur, nous avons donc pris en même temps une bonne leçon d’histoire. J’avoue que je ne connaissais pas du tout cette partie la concernant ! Le spectacle était toujours aussi grandiose, avec quelques longueurs cependant. Mais la séance fut toutefois moins longue que celle de l’an passé : nous avons appris par la suite que toute une partie avait été supprimée, celle où devaient intervenir les galères exposées sur le parvis, en vue de reconstituer une bataille navale (Note aux organisateurs: c’est bien (mieux), sans les galères, si-si!).

Globalement c’est un show que nous avons tous bien apprécié ! Bien sûr, il y a encore quelques détails à perfectionner (les tenues des danseuses, sérieusement ?) mais il s’agit d’un évènement totalement unique et sensationnel dans un endroit qui l’est tout autant… Je suis toujours aussi épatée par l’investissement des reconstituteurs et par la qualité de leurs costumes (bon, sauf celui des danseuses. Ah bon, je l’ai déjà dit?).

Rendez-vous l’an prochain, avec Spartacus. Ça promet !

Lire notre article sur le spectacle de l’an passé: Les Grands Jeux Romains de Nîmes 2016

Le lendemain matin, c’est férié, mais on poursuit le programme: et non, le week-end n’était pas terminé ! Les copains nous avaient concocté une petite visite que j’ai personnellement suivie très attentivement. Nous avions rendez-vous au Spot, un lieu éclectique installé dans le quartier Gambetta.

Ce quartier, j’y ai vécu quelque temps, ce n’est clairement pas l’un des plus jolis de Nîmes ni des plus huppés. Moi je m’y suis toujours bien sentie, mais je crois que j’aime bien justement, ces quartiers populaires où l’on vit, tout simplement. C’est un quartier à la fois vivant et laissé à l’abandon, loin des préoccupations de la municipalité qui s’est plutôt employée ces dernières années à refaire les grands boulevards et les places de l’Écusson (qui en avaient bien besoin aussi, faut bien le reconnaitre).

Le Spot, c’est un « lieu hybride et alternatif », un espace de 500 m2, avec au rez-de-chaussée, des expositions et une salle de concert pouvant accueillir une centaine de personnes. On y trouve également un petit restaurant, la cantine, qui fonctionne à plein régime depuis quelques mois, mais aussi une boutique d’artistes, et il y a même une micro-brasserie au sous-sol. À l’étage, des bureaux et des ateliers partagés forment un espace de co-working et de partage de connaissances. Je m’y verrais bien installer mon ordinateur, c’est d’un lieu tel que celui-ci dont je rêve pour développer mon activité de free-lance ! Ah, et tout ce bâtiment a été restauré bénévolement par un groupe de gens hyper engagés : c’est sûrement de là que vient sa vibe si particulière !

Au Spot, on a rejoint Cédric de l’asso Bullshit qui nous a emmenés découvrir les rues du quartier et surtout, l’Expo de Ouf. C’est un peu l’origine de tout, cette expo. L’asso Bullshit, c’est déjà 4 éditions de l’Expo de Ouf, un évènement visant à sublimer les espaces urbains délaissés et redonner ainsi goût à leur population. Un pari un peu fou, réalisé parfois à la limite de la légalité, toujours dans la bonne humeur et une convivialité qui transparaissent clairement dans les graffs qui habillent les murs du quartier.

Pour moi, ce fut le coup de cœur du week-end, sûrement parce que j’ai vécu dans le quartier, j’en ai donc saisi plus facilement les enjeux. Mais c’est une visite qui s’adresse tout aussi bien aux visiteurs venus d’autres horizons qui veulent découvrir une autre facette de Nîmes la Romaine. Et en prime, Cédric est un super guide !

Plus d’info :

Association Bullshit  

Le Spot 

8 rue Enclos Rey — 30 000 Nîmes

Il est possible de commander ici le livre de l’Expo de Ouf 


➦ Si vous voulez en savoir davantage sur les Grands Jeux Romains et ce week-end nîmois en général, il y a les articles des copains par ici :

➦ Les Restaurants partenaires pour ce week-end :

Big Fernand/ La Bodeguita/ La Piazzetta/ La Brasserie des Antonins/ Carré Jazz / Le Napoléon/ Le Ciel de Nîmes/ Au Flan Coco

➦ A consulter également:

 

Merci à l’Office de Tourisme et à la Ville de Nîmes pour l’invitation. Merci à Élodie et Mathieu pour l’organisation et la coordination des activités. Tous les avis exprimés dans cet article nous sont bien sûr personnels !

3 Commentaires

  1. Commentaire par Lucie

    Lucie Répodnre 29 mai 2017 at 9 h 48 min

    sympa cet article, les photos sont top

  2. ping de retour Nîmes à l'UNESCO: peut-on vraiment soutenir une ville qui autorise les corridas?

  3. Commentaire par David

    David Répodnre 15 juin 2017 at 10 h 55 min

    Super article, superbes photos… justement je projette de louer un van aménagé pour y aller cet été :)

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