Toujours plus de voyages…et de voyageurs

4 février 2013

Parmi les multiples avantages que nous avons à voyager depuis plusieurs mois est celui de rencontrer beaucoup de gens. Des locaux, oui, mais surtout d’autres voyageurs.

Dans tous les pays que nous avons traversés, et quelque soit l’hébergement ou le parcours choisi, nous avons en effet croisé la route de beaucoup d’autres voyageurs au long cours. C’est d’ailleurs là qu’on se rend compte, qu’ en fait on n’est vraiment pas les seuls à avoir eu une idée aussi saugrenue que de partir des mois, un an, voir plus, pour voyager.

Le voyageur au long cours, nous le reconnaissons rapidement maintenant. Il se distingue quand même assez bien du simple vacancier. Par exemple quand il s’agit d’un couple, il suffit de regarder la fille. La vacancière a de jolis ongles vernis, une coupe toute fraiche, et peut être même qu’elle aura fait quelques séances d’UV avant de partir «pour ne pas avoir l’air d’une oie sur la plage». La voyageuse au long cours, elle, aborde tranquillement un bronzage style “dégradé”, mais en fait elle ne s’en rend pas vraiment compte. Elle n’est pas en vacances, elle vit, et elle doit le faire avec les 15kg de son sac à dos. Son vernis s’il y en a sera peut être écaillé, et ses cheveux pas bien brillants: c’est que l’après shampooing et le dissolvant ne rentrent pas bien dans le sac à dos! Le rituel beauté se trouve donc très allégé, mais au final, elle ne s’en plaint pas!

Et puis en général ce sont des gens qui ne courent pas. Ou s’ils le font, c’est qu’ils sont au début de leur voyage et qu’il leur faut encore un peu de temps pour comprendre qu’ils ont des mois et des mois devant eux, et qu’ils ne sont pas obligés de «tout» faire partout où ils passent.

Les premiers voyageurs avec qui nous avons vraiment sympathisé, nous les avons croisé à Kuta Lombok, en Indonésie. Il s’agissait de Martin, Christine et leurs deux enfants, de 7 et 10 ans. Martin et Christine était déjà partis en couple 17 ans auparavant, pour un tour du monde. Et là, ils réitéraient avec les enfants. L’Indonésie était leur dernière étape avant le retour, ils avaient parcouru principalement l’Amérique du Sud et l’Australie. Pleinement sereins après ces deux belles expériences, ils avaient partagés un peu leurs impressions avec nous qui commencions à peine. On a parlé du départ, du retour, des amis qu’on laisse, de ceux qu’on perd, qui nous lâchent en cours d’aventures, et ceux qu’on découvrent en route. De la façon dont notre voyage allait se modifier au fur et à mesure, qu’on courrait moins, qu’on deviendrai plus exigeants aussi progressivement, peut être un peu blasés, à force de voir mille et une choses, on ferait un peu plus le «tri» dans nos visites et nos destinations… 7 mois après ces paroles résonnent dans nos têtes et on les comprend mieux!
C’est eux aussi qui, en nous racontant leur périple en van en Australie, ont commencé à nous donner envie de rajouter ce pays à notre parcours.

 

planete

 

 

En Inde, une rencontre furtive dans un hall de gare restera néanmoins marquante. Celle d’un jeune couple qui parcourait l’Inde et le Népal depuis 7 mois. 3 mois au Népal, et 4 mois en Inde. Alors en plein raz le bol de ce pays que nous trouvions insupportable, nous étions épatés de voir leur sérénité, et leur tranquillité à nous parler de ce voyage dans ces deux pays qu’ils affectionnaient. Leur «normalitude» aussi, non ce n’était pas un couple de faux Pierpoljack en plein rejet de sa société d’origine! Mais ce qui nous a le plus marqué, c’était leur façon de voyager, à durée totalement indéterminée. Ce n’était pas la première fois qu’ils partaient, d’ailleurs à les écouter, on s’est demandé s’ils avaient un «chez eux». On aurait dit qu’ils ne faisaient «que» voyager. On avait déjà lu des récits de ce type de personnes bien sûr, mais en rencontrer en vrai, c’est autre chose. C’est comme si d’un coup une porte s’ouvrait vers l’inconnu pour nous, vers une nouvelle façon de vivre, d’aborder sa vie, autrement que ce nous connaissons en France, avec un boulot et un quotidien bien huilé. Oui, il y a d’autres façons de vivre sa vie, sans avoir l’air marginal pour autant. Voyager comme eux, pourquoi pas ? Tout le temps, vivre autrement, oui, c’est attirant, et en même temps intriguant. Comment font ils, comment vivent ils ? La rencontre était trop brève, nous n’avons pas eu toutes les réponses. Malheureusement.

Puis en Australie nous avons croisé des Pvtistes, et là, on a vraiment rêvé… Vite, parce qu’ayant tout les deux dépassé la trentaine, le PVT n’est plus pour nous, snif… Un gros regret que de ne pas avoir saisi cette opportunité quand nous en avions la possibilité. Parce que l’Australie, c’est le pays idéal pour plein de choses, perfectionner son anglais bien sûr, se dégourdir en apprenant à se débrouiller seul, mais dans un milieu quand même accueillant. Faire la fête aussi, et surtout rencontrer des gens sympas qui vous confirment que la sinistrose n’est bien qu’un mal français. On s’est imaginé partir comme ça, oui et on a apprit que nous étions encore éligibles au PVT Canadien

Sur l’Ile de Pâques ensuite, nous avons croisé David. Lui, c’est un chilien qui travaille la moitié de l’année à Ibiza, et les 6 mois restant, il les passe dans son pays, ou à voyager autour du monde. Là, c’est encore un nouveau type de personnage, un autre genre de voyage. Travailler dur pour se permettre de voyager très souvent. Il nous a parlé d’Ibiza, de ses fêtes bien sûr. Il est barman là bas, donc il vit beaucoup la nuit, et le boulot, c’est sa vie. Mais en dehors des bars et des boites de nuit, la vie est parait il très agréable et douce sur l’Ile. Les gens sont tranquilles et ne se prennent pas la tête. Il y fait bon vivre.
Son témoignage nous a poussé à nous questionner aussi. Bon, travailler en tant que barman à Ibiza, c’est rude, et pour la vie de couple, y a sûrement mieux… Mais nous est venue l’idée d’un séjour aux Baléares. Jusqu’ici ça n’était pas une destination qui nous bottait particulièrement. En fait, on ne connaissait pas vraiment, et on n’en avait peut être aussi une fausse idée. Après coup, on s’est donc renseigné, on a lu, et on a vu des photos…Et aux Baléares, il n’y a pas seulement Ibiza, il y a aussi Majorque, Minorque et d’autres îles aux paysages incroyables…Chic, on s’est dit! Car quand on va rentrer et qu’on sera fauchés, on n’aura pas besoin de partir à l’autre bout du monde pour profiter de superbes plages…Avec lastminute.com, on trouve facilement des billets d’avion pour les Baléares à un prix abordable.

Sur l’Ile de pâques, nous avons croisé la route de beaucoup d’autres voyageurs au long cours. On remarque d’ailleurs qu’on rencontre toujours plus de backpackers dans les endroits magnifiques et touristiques que dans les petits villages paumés où il n’y a rien à faire. Pourtant à lire les blogs et les forums, pas mal d’entre eux se couperaient les deux jambes plutôt que de fréquenter un endroit «touristique», oubliant par là qu’ils sont eux même des touristes!

 

farandole

 

Enfin alors que nous étions à Buenos Aires, en Argentine, nous nous sommes rendus compte avec plaisir qu’ Anais et Jérome y étaient également. Eux sont un couple de voyageurs partis 2 mois avant nous (leur blog, Destination Ailleurs) Leur parcours et leur approche du voyage était à peu près les même que les nôtres, alors nous les avons suivi d’emblée. Ils nous «ouvraient» la route en quelques sortes. Tout de suite ils ont répondu à nos questions sur les budgets, les choses à faire, à éviter sur les pays qu’ils avaient déjà traversé. Ils nous ont toujours donné plein d’infos, et pourtant on sait que voyager ne rime pas forcément avec temps libre à gogo, nous étions donc touchés du temps qu’ils prenaient pour nous répondre. Et puis c’est eux qui ont fini de nous convaincre pour l’Australie. Ils y sont partis peu de temps après notre rencontre avec Martin et Christine, nous avons donc suivi leur road trip en van avec attention…Et on s’est lancé, et on n’a pas regretté!
A Buenos Aires, nous avons pu enfin mettre une voix sur leur tête. Et on s’est bien marré. Comme on l’avait déjà remarqué, on voyage un peu de la même façon. On a les mêmes attentes, les mêmes valeurs. Et les mêmes coups de gueules! Pour certains pays, comme l’Inde, nous étions unanimes, et pour d’autres nous avions eu des approches ou des ressentis un peu différents, ce qui nous a permis de débattre, d’échanger nos idées.
Bref, comme chacune de ces rencontres, celle ci restera un beau moment de notre voyage. On s’est quittés avec un peu d’émotion, comme à chaque fois, parce qu’on sait qu’il sera difficile de se croiser à nouveau.

Voyageurs au long cours ou simples vacanciers, tous les gens que nous avons rencontrés en chemin nous auront marqué, chacun à leur façon. Grâce à eux, on a souvent appris de nouvelles choses, et élargit notre horizon. C’est souvent après de telles rencontres que nous avons d’ailleurs décidé de notre itinéraire (comme ce fût aussi le cas pour le Sri Lanka, avec Claudine et Mathieu)

On s’y attache toujours un peu plus vite, on est toujours plus tristes de les voir partir. Les rencontres sont furtives, mais bien plus intenses que celles que nous pouvons faire dans un quotidien métropolitain… On garde un beau souvenir, toujours. On parle, on parle à toute vitesse, on a envie de se raconter des milliers de choses, on a envie d’en apprendre encore plus sur eux, et en même temps il faut le faire très vite…

Car chacun ensuite doit reprendre sa route!

 

P1090785

 

Article Sponsorisé 

5 Commentaires

  1. Commentaire par julie

    julie Répodnre 5 février 2013 at 2 h 37 min

    j’ai les cheveux pas brillants, mon carré plongeant d’avant le départ ne ressemble plus à rien et complètement déstructuré, j’ai acheté du vernis à valparaiso pour le fun et me faire belle pour mon anniv, je me retrouve vite avec du vernis écaillé … que j’ai du gratter avec mes ongles car pas de dissolvant! je me traine des tshirts sans scrupule avec des vielles traces de déo et de taches qui partent pas au lavage alors que j’aurai eu trop honte en france ou un voyage plus court lol je suis bronzée : j’ai la trace des claquettes au pied, à un moment donné on voyait la démarcation chaussette. mon bronzage s’arrête à mi cuisse à cause du short et tshirt et reprend qu’au niveau du cou épaules (avec les débardeurs portés au chili, sinon j’avais le bronzage agricole …). j’adore l’article, j’avoue qu’on reconnait facilement ceux qui voyagent pour les vacances, quand on leur parle on est fatigué à leur place d’écouter tous ce qu’ils vont faire! Puis les rencontres que l’on fait permettent d’avoir en effet des conseils sur des bons plans, des choses à faire et éviter … et on se rend compte qu’il y a beaucoup de voyageurs comme nous! on aurait bien voulu vous croiser, c’est dommage mais nous allons nous servir de vos expériences pour la suite du périple!

    bises
    ps: ça y’est on est à sydney !!!!!!!!! youhou
    Julie de Nous et le Monde

    • Commentaire par Nowmadz

      Nowmadz 7 février 2013 at 22 h 18 min

      Coucou vous deux! Régalez vous bien en Australie! En van a travers le pays et avec la copine retrouvée sur place, tout y est pour passer un super moment dans ce fabuleux pays! À bientôt!

  2. Commentaire par Claire et Guillaume

    Claire et Guillaume Répodnre 6 février 2013 at 11 h 09 min

    Il y a aussi un autre indice qui dénonce le voyageur au long cours: ses fringues ! Chaussures de rando, pantalon de rando, tshirt de rando, le total look randonneur même en milieu urbain…
    Mais bon, comme vous le dites, ça n’empêche pas de faire des superbes rencontres !

    • Commentaire par Nowmadz

      Nowmadz 7 février 2013 at 22 h 22 min

      C’est vrai, pour la tenue… Même si progressivement nous avons abandonné la notre au profit d’une autre plus citadine…et finalement ça fonctionne bien aussi! Je me demande même pourquoi on s’entête a partir habillés en explorateurs… ;-)

  3. Commentaire par achat appartement ibiza

    achat appartement ibiza Répodnre 4 mars 2014 at 16 h 12 min

    Bonjour,
    C’est vrai, il faut bien connaître le monde, avoir voyage suffisamment pour pouvoir se décider et trouver le lieu, ou les lieux qui plus correspond à notre caractère. J’ai bien aimé la solitude d’Islande, le désert de l’Australie et le Dead Valley des Usa. Par contre, la Méditerranée a quelque chose de spécial. Malte et ses pierres et forteresse, Mykonos et ses plages, la caldera de Santorin, les villages de Provence, la fiesta de l ‘Andalousie, ou le charme continue des calas à Ibiza. Grèce, Espagne, Italie, France, Tunisie, Maroc, plein de pays différents mais qui partagent quelque chose qui nous attire.
    Merci de votre Blog.

Laisser un commentaire

Allé en haut