Premier tiers temps, voyage autour du monde

15 octobre 2012


Voilà bientôt 4 mois que nous sommes sur les routes d’Asie, 4 mois que nous avons démarré notre voyage autour du monde. 4 mois riches en découvertes, et en émotions de tous genres. Pour fêter ça, et surtout parce qu’on est bien crevés, on s’est posés un peu à l’écart au Népal, quelques jours, le temps de ne rien faire.

 

Chine, Indonésie, Malaisie, Sri Lanka, Inde … où vont nos préférences ?

Pour Julien, c’est sans conteste l’Indonésie. Pour ses plages, sa nature. Pour  le rythme qu’on y avait aussi, quand on était bien quelque part, on y restait plus longtemps. Les déplacements y sont faciles, les distances relativement courtes. On passe de la mer à la montagne en un rien de temps ! Pour le trek du Rinjani, le snorkeling à Bali, bien sûr … De mon côté, j’ai beaucoup aimé l’Indonésie, mais le Sri Lanka m’a vraiment fascinée. Le côté authentique, moins lisse, la nature sauvage, les populations…

 

 

Si c’était à refaire …

La Chine, avec un autre budget, et avec plus de temps. Les distances sont énormes, en un mois et avec un budget trop court il a fallu faire des choix, et passer à côté de beaucoup de choses. Même si on a pu être parfois agacés par les chinois et leur mode de vie, finalement avec le recul, on se dit qu’on pourrait y retourner !

L’Inde, on ne l’intégrerait pas dans un Tour du Monde. C’est selon nous un pays qui demande beaucoup d’énergie, et une grande attention. L’Inde du Sud est peut être plus « facile », mais le Rajasthan est fatiguant. Quand on ne rentre pas chez soi après, qu’on ne retrouve pas son “petit” confort occidental qui permet de relativiser les images qu’on en garde, c’est difficile d’enchainer directement après sur d’autres pays, d’autres traditions, d’autres cultures.

 

Si on devait refaire nos sacs …

Côté vêtements, on a complété voir même refait notre garde robe. Julien avait emporté des tee shirts trop épais. Il a toujours fait très chaud depuis le début du voyage, les pulls sont assez peu sortis. On a racheté des sous vêtements, il en faut un stock tout de même, vu qu’on ne peut pas faire des lessives tous les jours.

On est partis avec un sac à dos Deuter 45+10 qui s’avère trop petit. 10L de plus, pour venir en complément du Quechua de 60L n’auraient vraiment pas été de trop. Côté poids on se maintient à chacun environ 13Kg, parfois plus, parfois moins. Tout dépend du niveau de remplissage des bouteilles de shampooing, du poids du sachet de lessive, des souvenirs qu’on entasse avant de faire un colis, etc .. On n’a pas de superflu, et il nous manque peut être une multi-prises ..!

On n’aurait pas acheté un Asus EeePc, le notre s’est révélé être une incroyable … daube ! Allez, j’exagère à peine. On aurait dû investir dans un Mac, oui, oui. On zieute d’ailleurs les Apple Store des différents pays, parfois les prix sont intéressants. On aura un clavier Qwerty, oui mais, on gardera nos cheveux qu’on s’arrache aujourd’hui avec l’Asus …

 

[box type=”bio”] Consultez notre rubrique Sac à Dos en voyage pour en savoir un peu plus[/box]

 

 

Est-ce qu’on trouve de tout partout ?

Oui. On n’a jamais été en rade de quoique ce soit bien longtemps. On trouve les savons, shampooings qu’on a l’habitude d’utiliser en France. De mon côté j’appréhendais de ne pas trouver la lotion pour lentilles. On en trouve partout, et de toutes les marques ! En fait, en Asie, contrairement à chez nous, il n’y a pas un magasin spécialisé pour chaque truc, genre l’opticien etc … mais des échoppes qui vendent absolument de tout. De tout, sauf du pinard, et du fromage, pour ça il aura fallu attendre d’être à Katmandou pour en trouver !

 

Du premier jour à aujourd’hui, est ce qu’on a changé notre façon de voyager?

On essaie. Avec le temps, nos choix, nos préférences s’affinent. On sait de mieux en mieux ce dont on a besoin, ce qu’on préfère éviter. Ca, c’est propre à chacun. Le constat qu’on avait fait à l’époque à Kuala Lumpur est d’autant plus vrai aujourd’hui, on préfère prendre notre temps, quitte à en faire moins. On n’a pas été en mesure de l’appliquer tout de suite, emportés par notre trop grande curiosité. On veut voir tellement de choses, on ne veut passer à côté de rien, on se dit « c’est maintenant ou jamais » … et puis finalement c’est con, parce qu’on fait, mais on ne profite pas. On n’apprécie pas. Parce qu’on est humains, et que quand on est crevés, on est crevés. Et qu’il faut parfois accepter, apprécier de ne juste rien faire !

Côté budget également, on a desserré les cordons. Parce qu’on peut se le permettre ou parce qu’on rentrera plus tôt, on verra. Mais vivre une telle expérience sans pouvoir en profiter pleinement nous a souvent frustrés. Là encore, c’est propre à chacun. Chaque voyage est différent, car chaque voyageur est différent. Partir comme cela si longtemps implique qu’on mette de côté une vie qu’on a passé à construire jusque là, et selon le niveau de confort qu’on avait réussi à atteindre, c’est pas toujours évident de « retourner à zéro ». On est comme on est. Tout comme notre culture occidentale ne disparaitra pas en 4 ou 12 mois, nos habitudes quotidiennes pourront se modifier, mais pas disparaitre pour autant. C’est un élément important dont il faut tenir compte quand on prépare un tel voyage et que vient la question du budget. Ne pas se surestimer !

 

Est-ce que c’est facile, le voyage en couple ?

Oui, mais pas toujours. Parfois on n’est pas d’accord sur le choix des itinéraires, sur les pays qu’on aimerait voir, sur quoi faire tout simplement. Mais ça, ça vaut pour la vie de tous les jours, en France ou ailleurs ! On arrive toujours à trouver des compromis. Voyager seul nous pousserait aussi peut être à aller plus souvent vers les autres voyageurs. En couple, on sympathise plus souvent avec d’autres couples, plus rares que les voyageurs seuls. Mais ça reste du détail, le côté positif de notre tandem étant plus important. On partage ce voyage ensemble, on construit les souvenirs qui rempliront notre avenir. L’un est là quand l’autre a un coup de mou, on se motive mutuellement à continuer, même si ça n’est pas tous les jours facile. Il y a des coups de gueule parfois, mais ils sont bien souvent le résultat de périodes trop intenses, trop fatigantes. Et ne durent pas bien longtemps !

 

Est-ce qu’on a des manques, parfois ?

La famille, bien sûr. On n’aurait pas imaginé autant. Les amis aussi. Nos chats. La bouffe ! Et notre routine aussi parfois, et oui ! Parce que même si au quotidien on s’en moque et qu’on cherche à la fuir, elle est néanmoins rassurante. On se rend compte avec l’éloignement qu’on apprécie peut être pas assez les choses quand on les a, qu’on veut souvent plus. Mais être chez soi, dormir dans son lit, sortir de bonnes choses de son frigo, et se laver à l’eau chaude dans une douche propre sont des petites choses bien précieuses ! Ici, on profite des vues, des paysages, des cultures tellement différentes, on s’en met plein les yeux, plein la tête, c’est magnifique, c’est splendide. Mais le confort n’est pas toujours là… Ah, on peut pas tout avoir hein ?! C’est peut être un des multiples aspects de ce voyage, se rendre compte des chances que l’on a, d’habiter un pays comme la France. Il n’y a pas de pays idéal, mais chacun est selon ce qu’on en fait !

 

Côté santé, comment ça va ?

Mieux, merci ! Le voyage modifie sans conteste nos habitudes alimentaires. L’organisme en souffre, c’est certain. Même en prenant toutes les précautions on a eu des passages à vide. L’Inde a été le pire pour nous. Pourtant on a aimé ce qu’on mangeait, et on faisait vraiment attention. On est arrivés au Népal dans un état gastrique presque catastrophique. J’imagine que la nourriture n’est pas la seule responsable. Le stress, les nerfs, la fatigue…. Pour ça aussi qu’on a décidé de ralentir le rythme. De modifier notre façon de voyager, de chercher plus souvent à nous faire à manger nous même, à contrôler ce qu’on consomme.

A part ça, RAS. Pas de rhume, d’angine, de malaria, d’encéphalite ou de rage. Je touche du bois, tout va bien. On se protège des moustiques du mieux qu’on peut. La meilleure protection qu’on ait trouvée reste la prise anti-moustiques, celle à plaquettes. On en trouve partout. Tout comme les répulsifs !

 

 

 

Rendez vous dans 4 mois ! ;-)

 

 

Si vous avez raté notre voyage au Népal:

 

 

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11 Commentaires

  1. Commentaire par Fabrice Bonnamour

    Fabrice Bonnamour Répodnre 15 octobre 2012 at 15 h 50 min

    Un petit bonjour Lyonnais (6 degrés avec des nuages)
    C’est avec plaisir que je suis vos déambulations de globetrotter(c’est bien écrit et sincère, juste ce qu’il faut de photos, enfin c’est bien quoi)
    Bon prochain 1/3 temps à vous 2.
    @ + ;-)

    • Commentaire par Nowmadz

      Nowmadz 16 octobre 2012 at 16 h 17 min

      Merci ;-) et bon courage dans la plus que fraicheur lyonnaise … c’est vrai que nous on a du bol, on a à peine froid le soir, ici en pleine montagne … on arrivera peut être à échapper à l’hiver pour une fois dans notre vie ! à bientôt ;-)

  2. Commentaire par Nadège

    Nadège Répodnre 15 octobre 2012 at 20 h 10 min

    Quel bonheur ce petit bilan, très instructif.
    Je trouvais le temps long de ne plus voir vos posts.
    PROFITEZ!
    Bisous :D

  3. Commentaire par maude et fred

    maude et fred Répodnre 15 octobre 2012 at 22 h 17 min

    salut toujours tres passionnant votre voyage et vos recits superbes a tres vite bisous a vous deux

  4. Commentaire par Marco

    Marco Répodnre 17 octobre 2012 at 21 h 34 min

    Un bilan intermédiaire plutôt positif à part peut être l Inde
    Je vous souhaite une suite tout aussi intéressante
    Bisous à tous les 2 vous nous manquez

  5. Commentaire par Cécilia

    Cécilia Répodnre 21 juin 2013 at 12 h 35 min

    Merci pour le “on trouve de tout partout”, je me posais souvent la question! :)

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