La vita è bella à Pokhara

18 octobre 2012

Finalement nous partons pour Pokhara. Oui parce que ce n’est pas ce qui était prévu au départ. Lors de notre passage dans la guesthouse des françaises, nous parlions d’aller plutôt vers la vallée du Langtang. Nous avions déjà entendu parler de cet endroit, d’autres voyageurs nous l’avait aussi conseillé. Pour y faire un trek plus tranquille, à l’écart de la foule qu’on peut trouver dans les circuits de l’Annapurna.

Oui mais le trek du Langtang est classé dans la catégorie « médium » selon le Lonely Planet.

Et moi, je ne suis pas une grande sportive, et puis j’ai surtout pas bien envie de forcer, je n’ai pas une grande motivation! On a aussi été bien malades, et puis pour y aller, il faut faire une journée de bus (pour je crois 117km … je vous laisse imaginer la tête du bus, et surtout des routes qu’il emprunte !) … et puis  au retour, une autre journée de bus pour revenir sur Katmandou. Et ensuite pour aller à Pokhara, encore 8h de bus… bref, comme on a dit aussi qu’on voulait éviter pendant un temps de cavaler, et de se fatiguer dans les transports, nous avons donc décidé de tout regrouper à Pokhara.

Cette ville, au bord du lac Phewa, est en effet connue pour toutes les activités sportives qu’on peut y pratiquer, rafting, canoë, parapente. Et c’est aussi le départ des treks les plus courus, à savoir le Balcon, le Sanctuaire, et le Tour de l’Annapurna.

 

Lac Phewa

 

Et puis il parait que c’est joli, avec le lac.

Mais que c’est touristique, et qu’il y a plein de trucs d’occidentaux, alors pour l’évasion, bof, bof ! Ça tombe bien ! Ce n’est pas d’évasion dont on rêve pour le moment, mais justement de retrouver un peu de repères, de profiter encore.

Pour une fois qu’on n’a pas à chercher à comprendre, à s’adapter, à réfléchir … c’est un peu égoïste, mais ça fait du bien, et on en a encore un peu besoin. On veut, oui, manger des pâtes, des pizzas, et des hamburgers !

Pour y aller, nous prenons le bus express depuis Katmandou. « Express » signifie qu’il fait moins d’arrêts que le classique, mais ils annoncent tout de même un trajet de 6 à 8h pour 200km … Le trajet avec les locaux se passe bien. Ils sont vraiment sympas ces népalais. On se sent bien avec eux, on se sent « normaux ». C’est peut être la première fois depuis qu’on est en Asie qu’on n’a pas l’impression d’être des porte feuilles sur pattes, des occidentaux pleins aux as, des blancs qu’il faut plumer ! Et ça aussi, ça fait du bien…

 

 

Le trajet est tout de même chaotique, la route est vraiment, vraiment très mauvaise.

On restera bloqués pendant une bonne heure suite à un accident qui avait l’air assez grave. On croisera encore plus tard un camion renversé. Pas de blessé cette fois, mais il transportait des œufs, imaginez les dégâts ;-)  Routes mauvaises, mauvais conducteurs, voilà de quoi rassurer nos mamans ! Mais nous sommes arrivés sains et saufs, 8h plus tard.

Dans le bus nous avons sympathisé avec un couple de jeunes français. Ils débarquaient de la veille et comptaient passer 3 mois dans le pays. Faire plusieurs treks aussi, dont le camp de base de l’Everest… A l’arrivée nous choisirons le même hôtel, et nous partagerons un resto. Et puis le lendemain ils partiront déjà en trek, alors que nous n’avions pas encore déterminé le notre.

 

Au bord du Lac Phewa

 

C’est chose faite depuis hier.

Nous sommes allés faire nos cartes TIMS, nous avons payé l’ACAP, ce sont les formalités à remplir pour pouvoir partir en trek. La carte TIMS permet de signaler que nous sommes dans le parc national. Même si on décide de partir seuls, sans porteurs ni guides, nous ne partons pas incognito, c’est rassurant ! Les sommes versées à l’ACAP sont le billet d’entrée au parc national et la subvention pour la sauvegarde du parc. Ou un truc du genre.

Enfin c’est fait. Nous avons trouvé aussi sur place les quelques bricoles qui nous manquent. Des chaussettes de trek, un cadenas pour notre sac qu’on va laisser à l’hôtel, des barres de céréales, des fruits secs pour la route. Et du chocolat, pour le moral!  Ça c’est surtout pour moi, pour me récompenser une fois que j’aurai grimpé les 3300 marches que nous réserve la deuxième journée du parcours…!

Si vous avez lu l’article sur le trek du Rinjani en Indonésie, vous savez que j’adooore les marches!

Bon on verra bien. On a choisi la boucle la plus facile, on n’est pas fous tout de même. Le circuit part de Naya Pul, à 3h de bus de Pokhara. On monte à un maximum de 3210 m, mais on nous promet de belles vues sur les sommets enneigés. On emporte l’appareil photos, on tachera de le remplir de souvenirs! Le circuit se fait en 6 jours, et à part cette histoire de marches, ça n’a pas l’air bien méchant. On vous dira ça au retour, le départ est pour demain :-)

 

En attendant, nous avons bien profité de Pokhara.

Cette ville aux pieds des montagnes est réellement paisible. Nos journées depuis notre arrivée sont toutes simples. Le matin on se fait de bons déjeuners sur la terrasse ensoleillée de notre « German Bakery » préférée. (ici pas de viennoiseries à la Française, peut être un filon à exploiter ?!) Puis on traine, on traine … on se balade le nez en l’air pour observer les aigles qui s’étirent au milieu des parapentes.

On a faillit y aller, nous aussi, dans le ciel, avec ces engins. Mais le matin prévu, il y  avait trop de nuages. L’intérêt est tout de même d’avoir une jolie vue, si possible sur les sommets enneigés, non ? Tant pis, on verra ça après le trek !

 

où l’on boit du bon café …

 

Sinon, on fait les boutiques, l’artisanat est riche et coloré ici.

On écoute les histoires des vieilles tibétaines qui finissent par nous vendre des boucles d’oreilles, ou des gris-gris porte bonheur.

On se balade au bord du lac, on croise des hippies à cheveux longs qui marchent pieds nus pour être en harmonie avec la Terre. Parfois on essaie aussi de nous vendre de la marijuana, ou d’autres trucs qu’on ne connait pas.

 

Quand Julien tente la coupe “Pokhara”…

 

Et pour le soir, on a trouvé notre cantine.

Un restaurant bien sympathique où l’on peut aussi bien manger local qu’occidental … on y boit une bière, puis deux, en écoutant de la musique bien locale celle-ci. La connexion internet est bonne, on n’y souffre pas non plus des coupures de courant.

Bref, on est comme des coqs en pâte!

 

 

Le Machapuchare, 6993m!

 

Et ce matin, enfin, un sommet tout blanc sort des nuages!

Il s’agit du Machapuchare, haut de 6993m… on devrait le voir encore bien mieux pendant notre trek. L’apercevoir aujourd’hui redouble notre motivation!

 

 

 

 

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4 Commentaires

  1. Commentaire par plume

    plume Répodnre 18 octobre 2012 at 14 h 18 min

    donc, c’est baba cool, quoi. les hippies ne s’étaient pas trompés !

    • Commentaire par Nowmadz

      Nowmadz 18 octobre 2012 at 14 h 42 min

      voilà ! ;-)

  2. Commentaire par Philippe

    Philippe Répodnre 18 octobre 2012 at 14 h 22 min

    Le mâchapuchare à fait l’objet de nombreux débats entre nous…..du genre:
    “je te dis que c’est pas l’anapurna !”
    “Mais si regarde il est sur toutes les photos”
    “Je te dis que non ……etc….”
    à mourir de rire!!!
    Bon trek à vous, on a bien compris que Djoul compte te semer en route avec sa coupe aérodynamique… Te laisse pas faire Lydia!!
    Bisous de nous deux!

  3. Commentaire par plume

    plume Répodnre 19 octobre 2012 at 9 h 47 min

    bon, j’sais que vous êtes en vadrouille dans la cambrousse, mais voilà une question pour le retour :
    – pourquoi l’eau n’est-elle toujours pas potable dans tous ces pays d’Asie ?
    Nous, occidentaux, devons prendre d’énormes précautions pour ne pas attraper toutes les sortes de virus et de maladies qui trainent. Et donc une autre question :
    – Sommes-nous devenus trop fragiles ou bien est-ce que dans ces pays, l’hygiène laisse vraiment trop à désirer ?
    A bientôt..

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