Premiers pas

26 juillet 2012

Arriver en Indonésie après avoir passer un mois en Chine est… reposant! Tellement reposant et calme. Après tous ces sentiments et émotions contradictoires que nous avons ressentis dans l’Empire du Milieu, on se retrouve ici, sur cet immense archipel, presque hébétés.

On débarque le 23 juillet après un vol sans encombre. Déjà de l’avion, on sent que ce pays est comme un cocon, il est doux et soyeux. Du hublot on aperçoit la côte et ses plages immaculées, le ciel est d’un bleu magnifique, on voit les cocotiers … on respire ! On se dit que là, on va être en vacances. Et à peine arrivés à l’aéroport de Denpasar, c’est confirmé. C’est un tout petit aéroport, le terminal est comme un bungalow. La musique est douce, personne ici ne braille ni ne s’agite, ça sent l’encens.

Nous avons décidé de ne pas rester tout de suite sur Bali. On va y revenir plus tard, peut être que le gros des touristes sera parti ? On file à Padangbai, petit village d’où nous pourrons relier Lombok, dés le lendemain. Lombok est la petite sœur de Bali, l’île « juste en face » moins prisée, moins touristique parait il, si on oublie l’affluence sur les îles Gili. A Pandangbai nous avons réservé une « Homestay ». Le logement n’est pas cher, 125 000 Rupies, (10€) mais sommaire. Pour une nuit, ça fera l’affaire. Et puis contrairement à la Chine, ici on en a pour son argent  !

 

Padangbai (4)-2

 

La transition se fait d’ailleurs parfaitement avec notre premier repas indonésien. On mange étonnamment bien.  C’est bon, ça fait du bien, il y a plein de saveurs, de parfums, nos sens, nos estomacs en redemandent !

Nous partons le lendemain matin pour Lombok. Le trajet que nous avons booké prévoit que nous arrivions à Lembar, le port de Lombok, et puis ensuite, nous prendrons un bus pour Sengiggi. On a décidé d’aller là bas, sans trop savoir pourquoi, encore tout déconnectés qu’on est. C’est toujours dans cet état d’esprit que nous ferons la route.Sur le Ferry, au milieu des locaux que nous découvrons. A nouveau des gens différents. Lombok est majoritairement musulman et c’est le ramadan. La période et les attitudes sont donc particulières. Personne ne mange, mais ils compensent en fumant, beaucoup. Je porte un short, l’ancien assis à côté de moi me le fait payer en me soufflant d’énormes bouffées au visage.

A Lembar, nous partons en bus, avec un autre couple de touristes. La conduite en Indonésie est hallucinante. Leur devise pourrait être « Mais si, ça passe » … Je ne regarde pas. La fille de l’autre couple qui était monté devant passe subitement derrière, prétextant la chaleur … Je crois qu’elle ne pouvait simplement plus regarder le bus monter sur tous les scooters avant de les doubler !

Ensuite il se passe un truc incroyable, auquel nous n’étions pas préparés. Le bus nous arrête au milieu de nulle part, devant une agence touristique. Pour qu’on book un trek au Rinjani ! On trouve là bas d’autres touristes qui étaient avec nous dans le ferry. Petit à petit, tous un par un, du plus malléable au plus récalcitrant, ils signent et sortent la monnaie. On découvre que les indonésiens sont de très très bons commerciaux. Ils n’ont aucun scrupule, utilisent même le ramadan pour justifier leur soi disant remise (oui parce qu’en temps de ramadan, ils n’ont pas droit d’arnaquer, c’est donc preuve d’honnêteté)

 

Plage Senggigi (17)

 

Nous on résiste, on se dit qu’on va d’abord réfléchir. Notre chauffeur nous embarque et on reprend la route pour Sengiggi. Alors que nous pensions être arrivés, voilà qu’il nous arrête à nouveau devant une agence. Je fais sortir les sacs, j’en ai marre, je veux partir. Julien est déjà aux prises avec le boss. Et puis je rentre à mon tour dans son jeu. On a dû rester une bonne heure dans son bureau. Lui, il a mis le paquet. Le chauffeur avait dû le prévenir, on s’est pas fait attraper au premier coup. Il a fait venir une fille, sa femme ou sa sœur. Voilée, avec un visage angélique. Ça instaure la confiance, une femme. Elle acquiesçait et certifiait tout ce qu’il disait.

Bref, on a eu droit à un show magnifique, et puis on a signé. Pour un truc magnifiquement hors budget. Un trek de 3 jours, 3 nuits d’hôtel, deux jours de location de scooter, et un transfert à Kuta au retour du Trek.

 

Senggigi (7)

 

C’est pas que c’était trop cher payé, c’est qu’on n’avait pas besoin de tout ça ! La chambre était vraiment chouette, mais on aurait pu se contenter de moins, nous n’avons utilisé le scooter qu’une journée, et le trek, vous le lirez plus tard, nous l’avons écourté … Bon, on est des touristes, faut pas l’oublier, et même si on aime le croire, on n’est pas plus finauds que les autres ! Les Indonésiens sont pauvres. Le salaire moyen est de 100 € environ. Alors forcément, les européens, et autres occidentaux représentent pour eux une manne financière à ne pas laisser passer.

Bon, finalement on profitera quand même de notre bêtise dans un très bel hôtel, et on verra des couchers de soleil magnifiques sur la plage de Sengiggi.

3 jours de repos avant d’enchainer sur le trek !

 

Senggigi (15)

 

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Si vous avez raté le début de notre voyage en Indonésie:

1 Commentaires

  1. Commentaire par Emma

    Emma Répodnre 30 juillet 2012 at 10 h 21 min

    Trop beau !!! Les pieds dans le sable …Coucher de solieil ….Le paradis quoi !!!!!

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