Peut on survivre à un Tour du Monde?

Il y a une légende, dans le milieu des voyageurs, qui dit qu’il faut environ la moitié du temps d’un long voyage pour se remettre de celui ci. C’est à dire que nous qui sommes partis un an, nous aurions besoin de 6 mois au moins pour reprendre pied. Revenir à la réalité, comme si nous sortions d’un univers onirique dans lequel nous nous serions évadés des mois durant. A l’époque de notre voyage, nous ne voyions pas de trop de quoi tout ça parlait, et bien que nous appréhendions notre retour, nous n’imaginions pas un seul instant mettre tant de temps à nous en remettre…

 

Aujourd’hui, le compteur affichant les 6 fameux mois, j’ai envie de vous dire que la légende n’est pas vraiment fausse. Ces derniers mois ont passés très vite et nous ont vus prendre plusieurs chemins, plusieurs humeurs. Aujourd’hui, je crois que l’on peut dire que nous allons mieux, non pas que nous étions au plus mal, mais le retour d’un long voyage bouleverse forcément, c’est un fait. Aujourd’hui, nous sommes peut être moins à vif, nous avons aussi plus de recul. Rentrer de ce périple la tête pleine d’images et d’idées, c’est un peu comme se réveiller d’un rêve merveilleux: il faut un petit temps pour se rendre compte que l’on est éveillés à présent, et que tout ce que nous pouvions faire le temps de notre rêve sera beaucoup plus difficile, voire impossible à effectuer dans la réalité.

 

tour du monde nowmadz 3

 

Dans les rêves, il s’agit souvent de courir très vite, ou de voler sans avoir besoin d’aile. De pouvoir se transposer d’un endroit à un autre en un clin d’oeil, d’embellir des lieux qui le sont moins en réalité, ou pourquoi pas amasser plein d’argent.

Si l’argent, nous ne l’avons pas amassé mais dépensé tous ces mois du voyage, nous avons néanmoins eu le sentiment d’être incroyablement libres et de pouvoir accomplir une foule de choses que l’on ne fait pas en tant normal. Nous avons eu l’impression de maîtriser le temps et d’en faire ce que nous souhaitions, de l’accommoder à notre guise. Nous n’avions aucune barrière ni frontière, qu’elles soient terrestres ou linguistiques, nous étions libres, chaque jour, et nous faisions exactement ce que nous voulions faire. Les distances n’existaient plus, les formalités s’effaçaient devant nos rêves qui s’accomplissaient, chaque jour, encore et encore. Dans un monde où le conformisme est de mise, il n’y avait alors plus que « Nous », couple d’humains délicieusement capricieux et égoïstes, et nous n’avons eu de cesse d’en profiter.

 

tour du monde nowmadz

 

Le retour nous a vu arriver l’esprit encore tout fringuant de ces habitudes prise avec le temps: on s’y fait vite, à la liberté. Nous croyions alors que nous pouvions tout. Pas changer le monde, non, nous n’étions pas si exigeants, mais changer nos vies à jamais, les bouleverser, en faire ce que nous voulions exactement. S’il est facile de changer une vie personnelle, en prenant des habitudes différentes, ça l’est beaucoup moins lorsqu’il s’agit de la vie professionnelle. Nous étions plein de rêves et de ressources, mais dans un pays où le choix d’une carrière se fait soit à la naissance, soit en fonction des gens que l’on fréquente, une reconversion est difficile, voire impossible. D’autant plus quand recommencent à courir les échéances logistiques et administratives et que les factures se rassemblent devant la porte. Non, une reconversion dans le domaine de nos rêves mettra beaucoup plus de temps.

Aujourd’hui nous avons opté pour la facilité, et un retour à nos anciens domaines, même si nous les avons tout de même un peu réorientés, restructurés, de façon à apprendre et découvrir malgré tout un nouveau métier, plus en phase avec nos nouvelles pensées. En parallèle, nous conservons nos rêves, ils ne sont pas loin, et on prendra le temps de les réaliser, petit à petit… Et puis, s’il y a une chose que l’on a appris peut être de notre voyage, c’est que l’épanouissement ne doit pas, ne peut pas passer que par le travail, et ce malgré ce que l’on veut bien nous enfoncer dans le crâne, dans une société qui cherche de plus en plus à amasser un tas d’humains décérébrés afin de mieux les contrôler. Non, le bonheur ne passe pas que par le travail, mais tel l’argent, il y contribue. C’est un outil, et pas une fin en soi. Une carrière, pourquoi faire, (à moins bien sûr de faire exactement ce que l’on aime) si c’est pour n’avoir le temps de rien à côté, si c’est pour passer à côté de la Vie, des gens, d’un plaisir, ou d’un bonheur simple?

 

tour du monde nowmadz 2

 

Aujourd’hui, donc, 6 mois après notre « réveil », je pense que nous sommes enfin plus sereins. Les choses se sont mises en place, les mois ont passés à une allure folle. Alors que pendant un an nous avons eu l’impression de suspendre la clepsydre, aujourd’hui nous ne maitrisons plus rien. Nous avons repris la course effrénée et le rythme train boulot dodo. C’est fou comme le temps passe vite et comme on a le temps de rien dans nos sociétés! C’est fou comme on passe à côté de choses et de gens, tout préoccupés que nous sommes à courir, courir sans cesse… Passer à côté des gens, c’est une caractéristique que nous avons retrouvé dans notre grande ville également. Ici, les gens se marchent dessus et se bousculent. Personnes âgées, enfants et femmes enceintes, hâtez votre pas, ne trainez pas! N’espérez pas attirer l’oeil ou la compassion de ceux qui marchent plus vite que vous, c’est d’un air assassin qu’on vous tombera plutôt dessus… Ca peut nous énerver parfois, mais on se retranche alors dans les souvenirs de ces moments passés auprès de gens, pauvres sûrement, mais qui avaient le temps. De nous parler, de nous questionner, ou juste de nous regarder, de nous VOIR. Et vous, voyez vous vraiment votre voisin, ou les gens que vous croisez dans la rue?…

Côté voyage, c’est une période plutôt creuse en ce moment, à part quelques envies de week end qui se profilent ça et là. On ne peut pas tout faire hé! Tel des nouveaux nés, nous devons déjà nous réadapter à un monde qui nous a semblé bien étranger à notre retour.

Maintenant que nous sommes tirés d’affaires, et remis sur les rails, de nouveaux projets commencent tout de même à se profiler. Un grand voyage s’annonce pour le joli mois de mai. Un an tout pile après notre départ, puis notre retour, nous préparons un événement décoiffant, de quoi fêter magnifiquement ce qui restera à jamais un moment inoubliable de notre vie.

Oui, on peut survivre à un Tour du Monde. La vie n’est finalement qu’un enchainement d’événements inoubliables et grandioses, mais aussi de rencontres, de chaleur, et d’Amour. Il faut simplement prendre le temps de voir et vivre ces moments, de les anticiper peut être.

Et de se donner bien sûr la chance de toujours réaliser ses rêves…

 

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Il y a un an, nous étions là, en Australie. Pour lire nos récits, rendez vous sur notre rubrique Carnet de voyage en Australie

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27 Commentaires

  1. Lili
    8 décembre 2013 at 22 h 11 min - Reply

    Cela dépend de chacun je pense… Des projets que l’on a (ou pas) lorsque l’on rentre de voyage. Et le problème surgit quand on a pas de projet…
    Après mon année en Australie qui avait été très intense, j’ai mis plusieurs mois à m’en remettre et surtout parce que c’était le vide dans ma vie : pas de boulot (et en tant que jeune diplômée, ce n’était pas facile), et retour chez papa-maman…
    Je ne sais plus quel blogueur avait abordé le même sujet et conseillait d’avoir des projets après le voyage pour vivre plus facilement le retour à la « vie normale ». Et évidemment, cela passe par le travail… donc tout dépend de si on peut trouver un emploi facilement dans son domaine ou pas.
    Après, rien ne vaut l’enrichissement d’un voyage qui nous transforme à jamais :)

    • Elsa
      9 décembre 2013 at 22 h 33 min - Reply

      Superbe article !!
      Mais en effet, je suis d’accord avec toi Lili, avoir un boulot et des projets en rentrant de voyage c’est la base…
      Après nos 4 mois en Asie du Sud, nous avons emménagé dans une nouvelle région loin de nos familles, lui avec un nouveau poste, et moi sans travail… Cette année nous a tué malheureusement.
      Donc soyez vigilants et ne perdez jamais votre calme et votre entrain :)
      Elsa Articles récents…Petits conseils vestimentaires entre amis

      • Nowmadz
        14 décembre 2013 at 20 h 30 min - Reply

        Merci Elsa… J’ai l’impression que ça été rude pour vous, tout comme votre départ, je me souviens de l’histoire de la voiture qui ne se vendait pas, remettant un peu en cause votre prochain départ ^^ Donnez nous de vos nouvelles, en MP si vous le souhaitez, et puis après tout, nous sommes presque voisins :) A bientôt!

    • Nowmadz
      14 décembre 2013 at 20 h 06 min - Reply

      Oh oui, Lili, tu mets le doigt sur un point important: avoir quelques projets est primordial quand on rentre d’un tel voyage. Parce que le vide est très difficile à gérer, on se sent d’un coup inutile, et la vie parait bien triste. Reprendre vite un travail, c’est une bonne chose aussi, donc ça veut dire qu’il faudrait partir idéalement avec un congé sabbatique. Même si cela impose une contrainte en terme de durée pour le voyage, ça assure quand même une stabilité, et pas seulement financière, au retour!

  2. Flo
    8 décembre 2013 at 22 h 45 min - Reply

    5 mois au compteur pour moi et c’est toujours difficile…
    JE me retrouve tellement dans cet article.
    LA vie ici passe à 100 à l’heure on a pas le temps de prendre le temps pour soi pour ses amis ou pas suffisamment.
    Le manque de grands espaces, d’une temporalité différente, de la rencontre avec l’autre tout cela me manque tellement.
    J’ai parfois l’impression d’être perdue ici.
    Il y a malgré tout des aspects que j’affectionne mais au jour j j’ai toujours envie de repartir on verra ça d’ici un mois ;-)
    Flo Articles récents…Le retour The come back

    • Nowmadz
      14 décembre 2013 at 20 h 09 min - Reply

      « J’ai parfois l’impression d’être perdue ici. »… c’est tout à fait ça , Flo… je ressens souvent la même chose, l’impression d’être étrangère, de ne plus reconnaitre mon pays, de ne plus y trouver ma place. C’est pas du snobisme, et ça n’a rien à voir avec une critique du pays, c’est simplement que le rythme, les centres d’intérêt sont tellement différents de ce qu’on a connu pendant un an! Par contre, tu m’intrigues, là, il va falloir nous en dire plus, sur ce qu’il va se passer d’ici un mois! :) Je compte sur toi!

  3. Virginie @honeymoononabudget
    9 décembre 2013 at 0 h 06 min - Reply

    Une fois de plus, je lis avec plaisir ton article… meme si le sujet ne me plait pas du tout (a quelques semaines de mon retour, je ne prefere pas y penser).
    J’aime beaucoup ta maniere de decrier ton ressenti et d’expliquer ton retour a la realite.
    Commme on recupere tous les deux notre boulot en rentrant, je crains fort de retrouver notre routine de tous les jours. Et ce bien plus vite que prevu. D’un autre cote, nous avons quelques projets en tete…. qui, je l’espere, nous meneront vers d’autres chemins…

    On verra bien ou notre retour nous mene. Meme si on n’est pas presses, c’est sur un « après tour du monde » nous attend.
    Virginie @honeymoononabudget Articles récents…{Voyages en amoureux} Amandine d’un sac sur le dos

    • Nowmadz
      14 décembre 2013 at 20 h 11 min - Reply

      C’est bien, de retrouver une routine au retour Virginie. Ca vous évitera d’être perdus, de partir dans tous les sens, de perdre du temps à vous rassembler, chacun de votre côté. C’est sûrement pas folichon, le retour au boulot, mais ça assure une stabilité morale et financière qui n’est pas négligeable. Et qui permet aussi de se concentrer sur d’autres projets! Le retour d’un tour du monde, ce n’est pas la fin du voyage pour autant! Le voyage fera partie de vous toute votre vie, et vous aura changé à jamais, ça j’en suis sûre ;) Vous nous donnerez des nouvelles hein?! Bises à vous!

  4. Bertrand
    9 décembre 2013 at 10 h 38 min - Reply

    C’est tellement vrai ! Cette sensation d’être maître de son destin, qu’il suffit de claquer des doigts pour ouvrir les portes, tu te dis qu’au retour c’est fini, tu sera maintenant acteur de ta vie et les décisions tu les prends, mais les portes se ferment les une derrière les autres. Impuissant face à ce rouleau compresseur qu’est la société, tu dois bien te rendre à l’évidence que le voyage n’était qu’un doux rêve totalement déconnecté de la réalité.

    C’est dur mais tu y survie, car tu n’étais pas parti pour que le voyage te pourrisse le restant de tes jours, bien au contraire, alors tu relativise et tu vas de l’avant. Un jour ça paiera. Et puis il y a tous ses gens qui pensent que tu es un super héro parce que tu as fais un tour du monde et pour ne pas te sentir plus imposteur que tu ne l’est tu te dois, pour une fois, de faire preuve de courage !

    Tu pars en voyage tu es « quelqu’un », et sans t’en être rendu compte, au retour tu es « quelqu’un d’autre », il faut réapprendre à vivre avec ce nouveau « Moi », comme un amputé réapprendrais à vivre sans sa jambe ! Mais au fond de toi tu sais bien que le bonheur est indépendant des conditions de vie, alors doucement mais surement, fort de cette expérience, la sérénité refait son apparition ;)

    PS : Je crois que c’est moi le « blogueur » qui conseillait d’avoir des projets dans un sujet similaire, si ce n’est identique :)
    Bertrand Articles récents…Première bougie !

    • Nowmadz
      14 décembre 2013 at 20 h 19 min - Reply

      Tu complètes à merveille cet article, Bertrand, je te remercie. On sent le vécu dans tes paroles, on s’y retrouve totalement… Le retour est rude, c’est certain, on met cependant un peu de temps à s’en rendre compte je trouve. Je me souviens m’être dit les premiers jours, les premiers mois « Oh, finalement, ça se passe pas si mal! » Parce qu’on est contents de revoir les gens, de retrouver un confort etc…

      Puis finalement, c’est au bout de 6 mois, et en regardant en arrière qu’on se rend compte qu’on a un peu morflé quand même! Et qu’en fait, on partait un peu dans tous les sens… :)

  5. ADORA illustrations
    9 décembre 2013 at 13 h 49 min - Reply

    Whaouuu je me retrouve totalement dans ce récit, magnifique, même si notre voyage était que d’un mois (notre premier voyage) le retour était vraiment dur … La vie parisienne les gens dans les transports le boulot … maintenant 1 an après notre voyage, je ne rêve que d’un chose repartir…

    • Nowmadz
      14 décembre 2013 at 20 h 21 min - Reply

      Mmmh, comme je te comprends Adora… Nous on évite cependant de rêver à un futur départ, sinon il nous serait impossible de garder les pieds sur terre et de continuer la route malgré tout!!

  6. Cindy http://came-true.blogspot.fr/
    9 décembre 2013 at 14 h 36 min - Reply

    C’est un article magnifique que tu as rédigé là. J’espère un jour revenir d’un tour du monde et faire mon propre constat. :)
    Je vais de ce pas partager cet article sur la page Facebook de mon blog (http://www.facebook.com/cametrue). ^_^

    • Nowmadz
      14 décembre 2013 at 20 h 22 min - Reply

      Merci pour ton partage Cindy ;) Je te souhaite un jour de vivre la belle expérience d’un très long voyage. Même si le retour est rude, il en vaut largement la peine!

  7. Nanie
    9 décembre 2013 at 22 h 17 min - Reply

    Très belle analyse!
    Je confirme, il faut du temps pour attérir… dans mon cas, le réveil a été brutal car j’ai enchainé sur un boulot qui m’a fait côtoyer des gens des plus infects, souvenirs qui me font encore mal au ventre un an tout pile après :/ (comme quoi on se remet plus vite d’un tour du monde :D )
    Heureusement, le voyage au long cours fait que ce genre d’événements est plus facile à supporter ; ou du moins, à relativiser.

    • Nowmadz
      14 décembre 2013 at 20 h 23 min - Reply

      Ouille, Nanie, ça n’a pas l’air drôle ce que tu as vécu au retour… J’espère que ça va mieux aujourd’hui tout de même!

  8. ally
    9 décembre 2013 at 23 h 58 min - Reply

    chouette retour d’expérience. Je pense que tout est une question d’équilibre… :)

  9. My Little Discoveries
    10 décembre 2013 at 11 h 13 min - Reply

    Un bel article, qui fait réfléchir… Je comprends que ce soit frustrant, mais en même temps je trouve que c’est quand même une chance vous ayez pu retrouver vos anciens boulots: vous pouvez toujours penser à en changer, mais sans avoir le couteau sous la gorge…
    Moi je n’ai pas fait de tour du monde mais j’ai vécu l’aventure de l’expatriation. A l’été 2012 je suis revenue en France après 6 ans outre-Manche et ce n’est pas évident non plus. J’étais journaliste à Paris avant de partir et me voilà en province où mon conjoint a un bon poste, mais où plus d’un an après notre emménagement j’ai beaucoup de mal à retrouver du boulot…

    • Nowmadz
      14 décembre 2013 at 20 h 03 min - Reply

      Hélas, nous n’avions justement pas gardé nos anciens boulot… on a donc passé un peu de temps à se questionner, puis se positionner sur une reconversion, et finalement on a retrouvé chacun poste très récemment, dans le même domaine qu’avant! ^^ Je pense que c’est une chose qui a rendu notre retour aussi un peu difficile, sans compter que le contexte économique en France est plutôt désastreux, on ne s’y attendait pas… Pour toi j’imagine bien qu’après 6 ans d’expatriation, ça doit être coton aussi, de se réadapter, de renouer avec la vie et les habitudes françaises. Il y a du bon, et du moins bon!

  10. Laurent
    11 décembre 2013 at 22 h 14 min - Reply

    J’avoue ne pas avoir vraiment eu ce syndrome du difficile retour. Tout s’était enchaîné assez vite en fait. Tout d’abord un retour chez mes parents dans les Vosges pour deux petites semaines et j’avais enchaîné aussitôt les candidatures pour retrouver du boulot. Il faut dire qu’il n’y avait pas d’idée de reconversion non plus. Je n’avais travaillé que 3 années avant de partir et je n’envisageais pas de faire autre chose à mon retour. J’avais failli signer assez rapidement pour un poste à Madrid et puis je me suis dit, non ! T’as bossé 3 ans en Irlande puis un an sur les routes. Tu vois tes amis et ta famille en coups de vent, fais un break, cherches un boulot en France.
    Évidemment, cette année sur les routes m’a changée. J’ai surtout beaucoup muri, je pense, et j’ai appris à essayer de mieux comprendre les autres.
    Et en fait, c’est plutôt maintenant, 12 ans après, que je me pose des questions ! Et si je repartais …
    Laurent Articles récents…Vertige dans la vallée du Tsaranoro

  11. maria
    13 décembre 2013 at 20 h 31 min - Reply

    salut à vous deux!
    bel article! je vous souhaite bon vent pour la vie à venir! ce qu’il faut retenir de ce merveilleux voyage ce sont ces moments uniques de partage, de rencontres et de bonheur à deux! il y aura d’autres aventures! A vous de les magnifier! la vie est faite de tellement de bonheur au quotidien!
    mais pas la peine de vous le dire puisque vous l’avez pratiqué pendant 11 mois! bisouilles affectueuses! maria…

    • Nowmadz
      14 décembre 2013 at 20 h 33 min - Reply

      Merci Voisine, des bisouilles aussi ;) Bien sûr, la vie qui s’annonce à nous est belle aussi, et pleine de projets prometteurs ^-^ Tout est une question de temps, malgré tout ce qu’on pensait, il en faut pour se remettre vraiment en route, parce qu’on est restés pendant quelques mois totalement déconnectés tout de même… C’est seulement depuis peu qu’on se raccroche vraiment!

  12. Amandine@Unsacsurledos
    16 décembre 2013 at 7 h 57 min - Reply

    Cela fait quelques jours je garde cet article ouvert dans ma session : son titre m’attire, je veux le lire. Puis le temps file et passe … Mais maintenant, c’est décidé, je m’arrête ici !

    J’aime beaucoup le passage ou tu défends l’idée que le travail est un outil, pas une fin en soi. Ne pas confondre outil et objectif. Cela parfait tellement évident, mais beaucoup ont une vision très différente. Personnellement, je vous rejoint entièrement. La société telle qu’elle est construite/dirigée … nous pousse à penser qu’il faut travailler plus/dur … car c’est valorisant, d’être un bon travailleur. Pour ce sujet, j’aime beaucoup les réflexions d’Albert Jacquard (pour ceux qui ne connaissent pas, je vous recommande chaleureusement cette vidéo : l’avenir du travail
    http://www.dailymotion.com/video/x171w7r_l-avenir-du-travail-par-albert-jacquard-1999_news ; et pour ceux qui ne connaissent pas l’humaniste : http://www.unsacsurledos.com/hommage-a-un-humaniste/)

    Nous courrons après le travail, nous courrons après l’argent, nous courrons après l’Amour, nous courrons après le temps … Nous sommes une société de marathoniens !

    Je ressens encore ce chavirement intérieur de devoir abandonné les « bonnes habitudes » de la route, comme le sentiment de liberté, de pouvoir vivre l’instant présent (sans être happé par les soucis du passé ni les préoccupations du futur).
    Et ce sentiment d’étrangeté : quelle puissance il a eu à mon retour ! « Je ne suis plus comme ça, je ne pense plus comme ça, ils ne comprennent pas l’importance de ces moments vécus sur les routes et jamais de simples mots ne me suffiront pour le leur expliquer » … On finit par rentrer dans le rail … mais pas tout à fait : on a conscientiser ces rails, on relative les « urgences » de la vie quotidienne, et surtout, on sait qu’une vie hors des rails nous attend : elle est à portée de notre sac à dos !
    Amandine@Unsacsurledos Articles récents…Top 13 des moments forts de 2013

  13. Tiphanya
    16 décembre 2013 at 15 h 24 min - Reply

    Toujours en voyage, nous verrons bien ce que cela donne. Mais nous travaillons en voyageant, donc quand (et si) il y aura retour, je pense que ce sera pour une raison précise (sauf si brusquement on finit ruiner et là, on va chez papa-maman).
    Pour la gestion du temps et cette impression d’être toujours débordée, je suis en train de lire un livre encensé par la majorité des bloguers américains, disponible en français : The 4hour work week par Tim Ferriss. Je ne suis pas arrivée au bout mais j’applique certaines de ces idées au fur et à mesure et suis bien plus maître de mon temps qu’avant.
    Tiphanya Articles récents…Être nomade quand on a 2 ans

  14. Chris
    20 décembre 2013 at 9 h 53 min - Reply

    Le retour a également été assez facile pour moi :
    - J’ai tout de suite trouvé un boulot dans une ambiance qui m’éclatait, quitte à gagner beaucoup moins d’argent qu’avant mon départ
    - J’ai travaillé sur d’autres projets, qui trouvaient leur place à Paris, comme la réalisation d’un court métrage puis la préparation à un marathon

    En gros, le voyage, c’était génial, je vais en faire d’autres, mais cela ne doit pas être l’activité qui fait ma vie. Ou que je sois, j’ai un projet à court terme qui m’anime chaque jour :)
    Chris Articles récents…Revue de blogs #3 : ces articles voyage qui ont retenu mon attention

  15. Alima@Ave voyage
    20 février 2014 at 11 h 07 min - Reply

    Il est bien vrai que devoir se réhabituer à sa vie après tous les voyages est un peu difficile. Et moi je suis d’accord avec les gens qui disent ça aide quand on a un boulot ou des projets qui nous attendent. ça permet de redescendre un peu plus vite de son petit nuage. et une fois qu’on est concentré sur les tâches à effectuer, on retrouve très vite notre routine. sauf que dans un premier temps au boulot,tout paraîtra un peu fade en comparaison à ce qu’on a vécu.
    Alima@Ave voyage Articles récents…Voyage aux USA, pas cher?

    • Nowmadz
      26 février 2014 at 16 h 36 min - Reply

      Oui, Alima, c’est là un peu le dilemne. En effet, il faut avoir des projets, avancer, pour « passer » l’étape du retour. Mais c’est une étape obligatoire aussi, qui, même si elle est pleine de tristesse permet de faire un « deuil » en quelque sorte, tout en réalisant d’un coup tout ce que le voyage a changé en nous. Alors des projets, oui, mais pas trop vite. Il faut prendre le temps de « souffrir » un peu, parfois…

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